Site Inra d' estrées-mons. © Inra, Aline Waquet

Plateforme agroenvironnementale : les dispositifs Biomasse

Biomass For the Future

Les dispositifs Miscanthus écophysiologie-génétique-innovation variétale de la plateforme Biomasse d'Estrées-Mons s’intègrent dans le projet national "Biomass For the Future" dit BFF. Les scientifiques des unités AgroImpact et GCIE participent à trois lots du projet : WP3, WP4 et WP5.

Mis à jour le 20/07/2016
Publié le 19/07/2016

Dispositif "BFF WP3" au champ

Pour répondre aux quatre premiers objectifs, le dispositif BFF WP3 a été planté au champ en 2014 et compare 3 génotypes (Miscanthus x giganteus, Miscanthus sinensis Goliath, Miscanthus sinensis Malepartus) en condition hydrique non limitante. L’essai est implanté à une densité de 1,5 plantes par m2 et totalise une surface de 7000 m2.

. © Inra, AgroImpact
© Inra, AgroImpact

Deux années d'expérimentations sont prévues (en années 3 et 4 après implantation) pour caractériser la dynamique de production de biomasse et de mise en réserve, la composition de cette biomasse et la dynamique d’absorption de l’azote. Ces mesures permettront de renseigner le modèle de culture STICS pour évaluer les impacts environnementaux des 3 génotypes.

Les équipes effectuent des notations sur le développement, des mesures de photosynthèse et d’utilisation du rayonnement lumineux et elles caractérisent la production de biomasse aérienne et souterraine, ainsi que la répartition de l’azote et des métabolites (sucres, acides aminés) dans les différents organes des plantes à 16 dates pendant la saison de végétation.

Dispositif "BFF WP4" au champ

Pour répondre à l’objectif 6, le dispositif BFF WP4 comprend une population de Miscanthus sinensis issue de deux parents contrastés pour les caractères associés à la production de biomasse. Il teste au champ en plantes isolées 165 génotypes (individus différents) dont 133 sont répétés jusqu’à cinq fois. L’essai implanté à une densité 1 plante par m2 totalise une surface de 5000 m2. Il est maintenu en condition hydrique non limitante et n’est pas fertilisé.

Jusqu’à la troisième année, les équipes effectuent des notations sur le développement de chacune des plantes et elles mesurent à partir de la deuxième année les caractères clés liés à la production de biomasse aérienne (hauteur, nombre de tiges et diamètre des tiges) et la production de biomasse en fin de saison de croissance. Au moment de la récolte, chaque plante est échantillonnée en vue d’une analyse de la qualité : composition de la paroi, aptitude à la transformation en composite et en biomatériaux dans le cadre du projet BFF WP4 et en bioéthanol dans le cadre du projet BioC4. . © Inra, AgroImpact
© Inra, AgroImpact

De plus, pour répondre aux objectifs 5 et 7, les scientifiques utilisent toutes ces mesures afin d’identifier les meilleurs individus. Ils sont ensuite utilisés en tant que géniteurs dans le cadre du projet BFF WP5.
Afin de prendre en compte l’effet du milieu, le même dispositif est implanté à Orléans en milieu plus sec (sol sableux).

Dispositif de croisement en serre

Pour répondre aux objectifs 5 et 7 dans le cadre du projet BFF WP5, les scientifiques travaillent également en serre avec contrôle de la durée du jour pour croiser les individus présentant les meilleures potentialités. 

. © Inra, AgroImpact
© Inra, AgroImpact

Des individus complémentaires sont croisés pour espérer obtenir des individus combinant ces caractères à l’état favorable parmi les descendants, c’est à dire productifs et de qualité adaptée.

Par exemple, un parent présentant une bonne aptitude à la transformation en bioéthanol mais pas suffisamment productif est croisé avec un parent productif dont la qualité est moindre.

Les équipes cherchent à éviter des pollinisations non contrôlées. Ainsi, juste avant la floraison, elles mettent en contact les fleurs des deux parents à croiser et les isolent du pollen étranger à l’aide d’un sachet spécial.

A propos de

Le projet national “Biomass For the Future” (BFF 2012-2020) est une initiative de relance économique en France pour :

  • développer localement une chaîne de valeurs (composites, bétons allégés, méthanisation, combustion…) basée sur la biomasse de sorgho et de miscanthus
  • créer de nouvelles variétés dédiées associées à de nouveaux systèmes de production.

Ces nouvelles variétés devront combiner un rendement amélioré, une qualité adaptée aux différentes valorisations et limiter les impacts environnementaux négatifs. Le projet s’organise autour de six lots de travail et l'unité AgroImpact participe à trois de ces lots (WP3, WP4 et WP5). Il associe 24 partenaires :

  • 9 instituts de recherche publics
  • 13 partenaires privés
  • 2 collectivités locales.

>> En savoir plus sur BFF : www.biomassforthefuture.org